Quand le dopage commence-t-il ?

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Gels, boissons énergétiques, électrostimulation : il existe aujourd'hui de nombreuses façons de récupérer plus vite, faire le plein d'énergie ou être performant le jour J. S'il existe une liste de produits dopants qu'il ne faut pas consommer, savoir où commence la conduite dopante est une question beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît. Et vous qu'en pensez-vous ? Voici quelques pistes de réflexion sur le sujet...

 

Mais au fait, qu’est-ce que le dopage ?

Le dopage se définit comme « l’utilisation de substances ou de procédés de nature à modifier artificiellement les capacités d’un sportif. Font également partie du dopage les utilisations de produits ou de procédés destinés à masquer l’emploi de produits dopants. La liste des procédés et des substances dopantes est mise à jour chaque année. »

La course à pied peut-être pratiquée pour de nombreuses raisons. Perdre du poids, garder ou retrouver la forme, se dépenser, se dépasser voire vouloir être le meilleur.

La recherche de la performance n’est donc pas l’unique motivation, mais c’est sans doute l’une des plus puissantes. Passer sous les 40 minutes au 10km, sous les 1h30 au semi, les 3h sur Marathon, courir des trails toujours plus longs ou simplement battre un record sont autant de barrières symboliques et des objectifs qui peuvent rapidement devenir obsédants.

Pour exprimer tout son potentiel et se rapprocher de ses limites, il est logique de ne rien vouloir laisser au hasard. Entraînement, récupération, matériel, mental, alimentation, stratégie et technique de course : la liste des paramètres à prendre en compte est longue et c’est aussi ce qui fait tout la richesse de notre sport.

C’est à ce moment-là que la question du dopage peut apparaître. Jusqu’où peut-on aller dans l’optimisation de sa pratique avant de parler de dopage ?

 

Où le dopage commence-t-il ?

La définition légale du dopage vise à encadrer la pratique du sport à haut-niveau. Elle cherche à garantir une certaine équité et à préserver la santé des athlètes. Mais on peut parfaitement améliorer artificiellement ses performances tout en restant dans le cadre de la loi : ce sont les « conduites dopantes ». Par exemple, en utilisant des caissons hyperbares, qui permettent de reproduire les effets de l’altitude sur l’organisme, en récupérant plus vite grâce à la cryothérapie, en se musclant par électrostimulation voire en ingérant de la créatine. Tout cela est aujourd’hui parfaitement autorisé.

A l’inverse, de nombreux amateurs pourraient être déclarés positifs alors qu’ils n’avaient nullement l’intention de se doper. Saviez-vous par exemple que l’éphédrine, contenue dans de nombreux médicaments contre le rhume est en vente libre et figure sur la liste des produits dopants ?

La définition légale du dopage n’est donc pas suffisante pour le sportif amateur qui reste peu concerné par le dopage. Mais il est intéressant d’évaluer quel est son rapport aux « conduites dopantes », si insignifiantes soient-elles. C’est donc à chacun de construire sa propre définition du dopage et de définir ce qu’il jugera comme artificiel et contraire à l’esprit sportif.

Alors, faut-il ne courir qu’à l’ « eau claire » ? Pas si sûr, car les besoins d’un sportif qui s’entraîne toute l’année, prépare des marathons ou des ultra-trails nécessitent d’ajuster ses apports nutritionnels afin de rester en pleine santé. L’équilibre est précaire !

 

Enjoy your run, find your rhythm !

Le dopage ou la conduite dopante ont ceci de pernicieux que l’on ne sait plus où se situe la limite entre la part de performance réellement accomplie et celle qui ne nous appartient pas vraiment.

Prendre du plaisir, chacun à son rythme : c’est le leitmotiv de Kalenji. Réfléchir quelques instants au sens qu’a le sport pour soi et à ce qu’il apporte est toujours utile.

 

Pour Stéphane Diagana, très engagé dans la lutte contre le dopage, le sport permet de « se découvrir soi-même. » « Il faut accepter son niveau tel qu’il est et accepter le niveau de l’autre ». Le sport sain est « un excellent moyen de se connaître et de se construire en tant qu’Homme. » Et de conclure : « avant d’être champion du monde, il faut être champion de soi-même. »

 

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Commentaires

Le dopage selon sa propre définition est-il tolérable?

Je suis triathlète depuis 4 ans déjà et suis toujours dans le premier quart, je ne prends ni gels, ni boissons énergisante, je considère que se doper c'est déjà (parce qu'on se sait pas vraiment gérer son effort) s'alimenter pendant l'effort avec des "trucs". Il faut savoir se dépasser sois-même dans la limite de nos capacité et laisser dès fois reposer son corps... Si les gens n'avaient qu'une alimentation saine pour concurrencer avec des personnes comme moi et non pas des "coups de fouet" et des "anti-occidents", je serais certainement sur le podium chaque fois... mais je m'en moque ...

L'important dans le sport c'est d'aller au meilleur de sois dans la mesure du respect de nos capacités naturelles (qui se travaillent aussi naturellement..)


Le dopage est une question épineuse de notre société. Nous devons toujours améliorer toujours être meilleurs sur tous les points de vue.

Au niveau du sport, c'est les chrono qui doivent tomber, aller plus haut, plus loin, plus souvent. Un corps de 20 ans ne sera pas le même qu'un corps de 40. Utiliser des substances illicites ou licites pour améliorer est-il un point positif ou il répond à notre question de toujours plus.

Au final, quelques année après, ce même sportif arrive à des problèmes de santé dont on ne parle pas dans nos médias mais qui se voit sur le corps de la personne.

Bref, c''est un sujet vraiment épineux à discuter et échanger avec différentes personnes. Merci d'avoir proposer cette article et surtout les mots de Diagana semble tellement plein de bon sens.


Le dopage commence légalement avec la limite illisible définie par la liste des interdictions de l'AMA. Heureusement une start up français la décrypte en médicaments et compléments. 1 ampoule rouge = risque de contrôle positif 1 ampoule verte = aucun risque.


C'est intéressant de définir ce qu'est le dopage et de participer, avec cet article, à la prise de conscience collective de ce que doit ou pourrait être notre relation à la performance et à soi-même... Et si le premier des dopages était psychologique ? Media, certains encadrants sportifs, voire médecins ont comme vision le développement de notre performance individuelle, pour être toujours plus fort, plus beau, plus jeune, accéder au podium, voire sur la première marche et y rester le plus tard possible... Je connais quelques médecins spécialistes de la traumatologie du genou, des hanches, etc... bref de la mécanique articulaire qui voient arriver avec bonheur, tous les athlètes qui ont aujourd'hui une pratique intensive de près 20 ans (course à pieds, notamment) et qui commencent à voir se détériorer leurs cartilages... on est sauvé ! une autre forme de dopage est déjà là, pour soulager, masquer, remplacer ou même augmenter notre véhicule corporel... Quel projet pour toutes les professions qui tournent autour de la pratique sportive ? Nous maintenir dans un état et un seul : "consommateurs" peu importe le reste... Serait-ce la première prise de conscience à faire ?


Lors de la pratique d’un sport, suivant ce que l’on recherche le bien être ou la performance , l’entrainement est différent.

Faire du sport pour le bien être permettra de se sentir en forme, de se regarder tel que l’on est, d’apprécier les écarts, de sauter une séance d’entrainement.

La mécanique poussée à ses limites demande plus d’attention, faire en sorte d’être prêt le jour J. Le SACRIFICE de ces heures passaient à chercher la perfection, la douleur, les blessures, le corps à besoin de SOINS.

QUELS SOINS ???

Les instances sportives se sont longtemps voilé la face, le sportif doit être - sain- ou être un - saint- ? Entre résultats et performances pour une question d’étique nationale et de fierté. De temps à autre la commission antidopage épingle un sportif, de préférence sans trop de valeur, pour soutenir la cause. Cela fait du papier pour les journaux.

Les médias premiers demandeur de sensations veulent s’approprier la gloire de diffuser en boucle une performance, n’y sont-ils pas pour quelques chose dans la course aux résultats ?

METTRE TOUT LE MONDE SUR LE MEME PIED D’EGALITE NE DEMANDE PAS GRAND-CHOSE.

Donner l’autorisation d’utiliser des produits illicites sans risque pour les sportifs et les rendre licites. Faire avancer la recherche.

Les technologies de la F1 ont permis d’améliorer les voitures d’aujourd’hui. Pourquoi ne pas en faire de même pour l’homme.

Les effets sont connue Lance Armstrong à vaincue son cancer, aujourd’hui s’est le plus grand tricheur de la planète. Il a fait avancer la recherche !!!

Aujourd’hui nous sommes tous surpris des résultats des jeux paralympiques.

MEDITONS.


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