courir à la sensation

Priorité aux sensations

Le chrono n’est pas tout. Chercher à progresser à tout prix peut parfois sembler hors sujet. Courir pour le plaisir de courir – en privilégiant les sensations au cœur même de l’effort : plus qu’une tactique. Une philosophie…

 

En variant souvent les allures

Rien n’est pire que la lassitude ! Courir sans cesse à la même vitesse – généralement sénatoriale – a une conséquence : le plaisir pris à s’entraîner s’émousse jusqu’à disparaître totalement.

Chaque coureur, quel que soit son niveau, possède une palette d’allures. Du trot souple et léger – qui peut être privilégié lors des séances longues en endurance – au sprint rapide, il convient de visiter chaque tempo à intervalle régulier.

Comment ? En variant le programme des sorties. Le respect d’un plan d’entraînement aide généralement à éviter qu’un certain train-train ne s’installe. Faire aussi et surtout preuve d’imagination et d’audace : en mettant du rythme dans les séances et en alternant sans cesse les vitesses.

Par exemple et après un échauffement de plus en plus dynamique d’au moins vingt minutes :

- 2 x 5 minutes à allure soutenue. L’essoufflement est modéré. Veiller à équilibrer votre effort afin de ne pas baisser de rythme avant la fin des cinq minutes d’effort. Marcher rapidement ou trottiner lentement trois minutes entre chaque répétition.

- 10 x 30/30. C’est un classique ! Alterner 30 secondes rapides avec 30 secondes lentes (mais sans marcher). Rester concentré sur la technique de course afin de ne pas se désunir. Si dix répétitions paraissent excessives – ou si les sensations à l’effort ne sont pas bonnes –, abréger le programme de la séance.

 

En changeant régulièrement de parcours d’entrainement

Tout aussi important et peut-être plus capitale encore à long terme. La course n’est pas un sport saisonnier. Annuler la sortie prévue en raison d’une météo trop humide (route dangeureuse pour les cyclos) ou s’adapter aux horaires des scolaires (comme les amateurs de natation avec les piscines réservées aux élèves) : les coureurs à pied n’ont aucune contrainte de ce genre.

Le running est le sport de toutes les libertés. Raison de plus pour ne pas le cadenasser dans un petit périmètre rabâché à longueur de semaines, de mois et d’années. Il est possible de changer souvent de parcours sans avoir à prendre la voiture ou un transport en commun. Et si c'est finalement nécessaire, profitez de l'occasion pour rejoindre un groupe et courir en équipe.

 

Quelques conseils :

- Valider deux ou trois lieux et itinéraires qui permettent d’effectuer un travail spécifique : une piste d’athlétisme de 400m pour le travail en fractionné, une côte d’environ 200m avec un dénivelé compris entre 6 et 8% pour travailler la puissance, un chemin plat et rectiligne pour permettre des efforts à intensités variables.

- Alterner le menu des séances (jamais d’efforts de type fractionné deux jours de suite) et les parcours. Si l’humeur – ou le niveau de fatigue – dicte un programme alangui, rester proche de son domicile pour ne pas se sentir piégé par des distances trop importantes.

- Ne pas hésiter à s’imposer un trajet de quelques dizaines de minutes (pourquoi pas à vélo ?) pour rejoindre un groupe d’amis ou un club et prendre part à une sortie longue collective – généralement programmée durant le week-end.

 

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