ET SI VOUS OSIEZ LE TRAIL !

Courir en nature, sur des chemins et des sols sans cesse différents, nécessite une approche particulière de l’entraînement. Voici quelques fondamentaux pour éviter de se perdre en route.

La lame de fond qui secoue le monde du running depuis quelques années ne faiblit pas. Au contraire ! Le trail attire chaque jour de nouveaux coureurs de tous niveaux soucieux de fuir les sols bitumés et les parcours d’entraînement trop quadrillés. Les débutants, qui souhaitent se diriger d’emblée vers une pratique sportive sur chemins, n’ont pas d’inquiétude à avoir.

 

COURSE NATURE OU TRAIL ?

Inspiré du mot anglais signifiant chemin ou sentier, le trail englobe toutes les pratiques de running en nature. La Fédération Française d’Athlétisme (FFA) a tenté une classification de la discipline en termes de distances en compétitions :

Les Courses de Nature : moins de 21 km

Le Trail court : entre 21 et 42 km

Le Trail : 42 à 80 km

L’Ultra Trail : au-delà de 80 km

Une multitude d’épreuves chronométrées sont désormais proposées aux trailers de tous niveaux. Courses de montagnes avec dénivelé positif parfois très importante (UTMB, 6000D…), courses de nuit (SaintéLyon…) ou trails urbains (Lyon Urban Trail).

L’intérêt de cette pratique est de visiter tous les terrains, même et surtout les plus extrêmes, pour mieux toucher à ses limites dans des décors souvent époustouflants.

 

QUEL TYPE D’ÉQUIPEMENT PRIVILÉGIER ?

Le matériel obligatoire avant de prendre le départ d’un trail prouve de manière claire que certaines précautions sont à prendre. On ne s’aventure pas en pleine nature comme dans un jardin public. Surtout lors de séances d’entraînement solitaires.

Outre les chaussures, qui doivent correspondre à votre type de foulée et à votre morphologie mais aussi aux spécificités du trail (protections des zones sensibles, adhérence…), il est important de se munir d’une gourde ou mieux d’un sac comprenant une poche à eau.

Emportez toujours avec vous un vêtement chaud et isolant du froid ou de la pluie. A caser enfin dans le petit sac à dos mentionné plus tôt : une couverture de survie, un sifflet et un téléphone portable.

 

COMMENT S’ENTRAINER ?

Pour être performant – ou même simplement capable de réaliser de belles sorties -, le trailer doit d’abord développer son endurance. Il est donc judicieux de courir à une allure de base relativement lente (entre 60 et 75% de sa fréquence cardiaque maximale). A ce tempo, vous devez pouvoir tenir une conversation. Votre objectif n’est pas de courir vite mais longtemps. Parce qu’il se décline en nature, le trail impose de pouvoir courir sur des sols et des pentes très variés.

Votre entraînement doit en tenir compte. Evitez de répéter sans cesse les mêmes séances et imposez vous des sorties sur des surfaces rocailleuses ou sablonneuses ainsi que des séances sur des côtes aux pourcentages différents. Si vous préparez une épreuve ou une sortie plus longue et ardue qu’à l’accoutumée, affinez votre programme en fonction du parcours que vous rencontrerez.

 

FAUT-IL PRATIQUER D’AUTRES DISCIPLINES ?

Rare que les trailers se contentent de courir sur les chemins ! VTT, natation, ski de randonnée ou de piste sont souvent pratiqués en complément de la pratique du running. Les autres disciplines permettent de gagner en endurance mais aussi en force musculaire ou en audace. Elles permettent surtout de développer un rapport décomplexé à la nature, aux éléments et d’éviter la monotonie souvent consécutive à un entraînement trop axé sur une seule catégorie d’efforts.

 

Bon trail !

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