Course à pied et grossesse

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Est-il sage de poursuivre une activité running régulière lors des premiers mois de la grossesse ? A chaque femme de répondre à cette question en suivant les recommandations médicales, en tenant compte d’un certain nombre de conseils qui doivent s’appliquer à toutes les futures mamans.
 

Prendre conseil auprès de son gynécologue et de son généraliste pour éviter de prendre le moindre risque

Un point fait l’unanimité au sein du corps médical : il est formellement déconseillé aux femmes n’ayant jamais couru de manière régulière de le faire durant la grossesse. A l’inverse, les pratiquantes avérées peuvent envisager de poursuivre leur activité physique durant les treize premières semaines. Il est évidemment impératif de demander en amont l’avis de son gynécologue et de son généraliste. Impératif également de rester à l’écoute de soi lors de chaque footing.

 

Le premier trimestre de la grossesse est souvent contrarié par des nausées matinales. D’après des statistiques américaines de l’American College of Obstetricians and Gynecologists, 70 à 85% des femmes enceintes en sont victimes. . Au-delà de l’aversion pour certains aliments, il devient alors important :

- de conserver un apport calorique en cohérence avec une activité physique ajoutée à l’état de grossesse,

- de privilégier les aliments riches en fer, en calcium et en vitamine D,

- de veiller également à consommer suffisamment de fibres

- à rester correctement hydratée tout au long de la journée.

 

Prudence, prudence, prudence…

Il n'y a aucune contre-indication préalable lors du premier trimestre pour les femmes courant régulièrement. Le suivi d’une pratique sportive régulière durant le premier trimestre – voire au-delà si la grossesse se déroule sans problème – participe d’une bonne santé du fœtus selon nombre de médecins.

A éviter toutefois :

- Inaugurer un nouveau programme d’entraînement impliquant une augmentation du kilométrage hebdomadaire ainsi que des sorties encore non pratiquées en amont de la grossesse.

- Pousser l’intensité d’effort dans ses zones les plus élevées. Eviter les séances de fractionné (sur piste et en nature) et privilégier des sorties en endurance fondamentale. Le niveau d’essoufflement doit constamment rester faible à modéré.

- Tenter de battre un record personnel. Il n’est pas rare que des femmes sportives « découvrent » qu’elles sont enceintes à quelques jours ou semaines d’une compétition. Même si cela est source de frustration, il devient alors nécessaire de lever le pied. Prendre le départ de la course, pourquoi pas ? Mais sans ambition chronométrique affichée !

- Courir dans des conditions climatiques extrêmes, particulièrement l’été. Il est conseillé de décliner ses footings aux toutes premières heures de la matinée. Dans le même registre, il est important de limiter les exercices d’étirements statiques et de boire avant, pendant et après l’effort.

 

Et vous, avez-vous couru ou courez-vous pendant votre grossesse ?
 

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Commentaires

Pour mes trois grossesses, ma gynéco m'a encouragée a poursuivre toutes mes activités sportives, y compris le jogging, jusqu'à 12 semaines de façon "normale" (çàd comme dit dans l'article, pas de record, pas d'augmentation d'intensité par rapport à d'habitude, pas en conditions extrêmes), ce qui m'a fait beaucoup de bien psychologiquement et physiquement. Après, jusqu'à 5-6 mois, encore en salle sur appareils cardios "doux" (vélo, elliptique, patineur), toujours sans forcer, juste pour continuer à bouger un peu. Et tout s'est très bien passé.


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