Comment vous organiser pour un marathon dans l'année ?

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Courir 42,195km ne s’improvise pas. Surtout lorsque l’on ambitionne de réaliser un bon chrono. D’où l’importance d’une bonne gestion des mois précédant le jour J. Le compte à rebours a déjà commencé…
 

> Il n’est jamais trop tard…

Sans doute savez-vous, si vous avez déjà couru des marathons, la nécessité d’organiser votre entraînement en fonction d’un objectif. S’il s’agit d’un marathon automnal, il n’est pas trop tôt pour valider – au cœur de l’hiver – la meilleure stratégie.

Questions :

- Le choix de l’épreuve à laquelle vous participerez est-il fait ?

-  Avez-vous réservé votre dossard ?

- Avez-vous mesuré ce qu’implique votre préparation dans votre vie personnelle et professionnelle ?

Assurez-vous dès à présent, pour avoir la conscience tranquille, que rien ne perturbera votre entraînement. Particulièrement lors des trois derniers mois. Validez les détails logistiques incontournables : transport et logement (si vous n’avez pas prévu de courir votre marathon à proximité de votre domicile).

Conseil :

Si votre objectif est de réaliser une bonne performance chronométrique, choisissez un parcours roulant et vérifiez en amont que la fatigue induite par un éventuel voyage ne contrariera pas votre état de forme du jour J.

 

> Le foncier, c’est maintenant

Etre marathonien, c’est d’abord être capable d’encaisser les contraintes et les contrariétés. C’est maintenant, au cœur de l’hiver, et au début du printemps que vous devez construire des fondations solides. Ne vous autorisez aucun caprice et n’annulez aucune séance (particulièrement les sessions longues du week-end) sous prétexte qu’il pleut ou que vous avez honoré une bonne table la veille. Soyez discipliné et vérifiez semaine après semaine que vos performances – à toutes les intensités d’effort – progressent.

Conseil : si vous le pouvez (et qui ne le peut pas ?), effectuez les séances importantes de votre programme hebdomadaire avec des coureurs d’un niveau similaire ou légèrement supérieur au vôtre. C’est la garantie de ne pas vous reposer sur vos lauriers…

 

> Fixez-vous un objectif (quitte à en changer)

Peut-être aurez-vous une bonne surprise. Et peut-être pas. Dans les deux cas, il convient de fixer dès à présent un objectif qui tienne compte de vos chronos passés. Ne faites pas preuve de flagornerie : la distance marathon est exigeante. Il est rare que l’on puisse gagner plus de dix minutes d’une course à l’autre. Mieux vaut donc rester modeste. Quitte à gagner en ambition au fil des mois.

Conseil : ne vous inquiétez pas si l’allure à laquelle vous souhaitez évoluer durant votre marathon automnal vous semble inatteignable. Laissez du temps au temps. Entraînez-vous…

 

> Soyez à l’écoute

Le marathonien est architecte. Il est aussi maçon. Pour être réussie, une préparation marathon doit s’articuler autour de plusieurs fondamentaux :

- La régularité et la progressivité. Etalez vos séances sur la totalité de la semaine et augmentez progressivement le kilométrage. Vous devez monter en puissance pour arriver à un plateau tout proche de votre objectif compétition avant la coupure estivale (indispensable pour récupérer avant le « sprint » final).

- Le respect du plan d’entraînement. Si celui-ci a été correctement choisi, il doit vous obliger à fournir des efforts significatifs sans vous épuiser. Très important de savoir admettre qu’un programme est trop difficile à suivre afin de rectifier rapidement le tir. Et si vous vous sentez (trop) à l’aise, attendez au moins un mois avant de décider d’opter pour un plan plus exigeant.

- L’écoute de votre corps. Ne faites pas semblant de l’avoir oublié : les coureurs se blessent. Et ils se blessent d’autant plus aisément qu’ils n’ont pas écouté les signaux d’alerte et visité régulièrement un kiné spécialisé dans la traumatologie sportive.

Conseil : il vaut mieux annuler une séance ou prendre une semaine de repos que de prendre le risque de déclencher une vilaine tendinite…

 

> Montez en puissance

L’heure de l’entraînement spécifique n’est pas encore venue. Sachez donc conserver une certaine fraîcheur physique et plus encore mentale. Mais mettez-vous à l’épreuve. Avez-vous programmé un 10km et/ou un semi-marathon au printemps ? Pensez-y si ce n’est pas le cas. Votre préparation doit s’équilibrer autour de repères objectifs. Et rien ne vous renseignera plus précisément sur votre état de forme que les compétitions d’avant marathon.

Conseil : choisissez des compétitions de préparation en adéquation avec votre futur marathon. Tant au niveau de la topographie des parcours que des contraintes logistiques.

 

Ne perdez jamais de vue la chance qui est la vôtre. Donner le meilleur de soi-même à l’entraînement en prévision d’un marathon d’automne est un sacré privilège !
 

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