Le super trail nantais de Benoît de Préville

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Et pourtant, quelques-uns ont eu l’idée géniale de prendre la clé des champs pour nous faire découvrir un tout autre parcours… Celui naturel du Sillon de Bretagne, massif armoricain qui culmine à… 100 m ! J’en vois beaucoup qui sourient, moi aussi d’ailleurs. Tellement, que j’ai prévu, pour le suivre, de mettre des chaussures de route, car c’est la troisième fois que je viens m’y frotter, et le caractère roulant de la course m’inquiète : les vieux tracteurs aiment bien les sillons… mais pas les sillons trop roulants tout de même !

 

Enfin, je me dis que ces 44 km me permettront de suppléer à mon manque d’entraînement, et de voir si la mécanique, après les multiples révisions de ces derniers mois, tiendra…

 

Je me présente donc sur la ligne de départ avec quelque appréhension, mais très vite les monotraces le long du Sillon m’amusent, et j’aime à les dévaler à vive allure.

 

Malheureusement, dès que les portions roulantes reviennent, je comprends que je ne peux pas suivre le groupe de tête qui s’éloigne inexorablement, même si je les rejoins temporairement juste avant le premier ravitaillement, à la faveur d’une erreur de parcours de leur part. Peu importe, je prends mon rythme de croisière, et me résous à couvrir le parcours tout seul. Après tout, ça me permet de mieux profiter du paysage, de retrouver quelque coins traversés la semaine d’avant à l’occasion d’une rando VTT en famille, où j’étais aux commandes… de la poussette de Timothée ! De ce côté de Nantes, l’agriculture est encore beaucoup tournée vers l’élevage, et j’apprécie particulièrement toutes ces fermes que l’on traverse, le terrain s’apparentant de temps à autre à un cours d’eau : heureusement que le temps a été clément ces derniers temps !

 

Alors que je sors du troisième et dernier ravitaillement, j’aperçois Greg’, le leader du SNOS, qui n’hésite pas à faire près de 60 courses par an pour presque autant de podiums, mais qui m’annonce qu’il est malade. A vrai dire, ça ne m’étonne pas, car il ne devrait pas être là ! Je continue donc, en craignant que ces 10 derniers kilomètres soient bien longs parmi les parcs nantais. En fait, là encore je me laisse surprendre par la beauté des paysages, sublimée par l’éclosion brutale du printemps. « Restez connectés », entend-on à longueur de journée… Et si l’on restait connecté à notre environnement ?... Nous ne pourrions qu’être émerveillés devant cette force de la Vie ! Que de choses Dame Nature pourrait nous apprendre…

 

 

Enfin, bien que les jambes soient lourdes et les articulations fatiguées, je savoure l’arrivée dans le parc de Porcé. Alors que j’imagine des détours pour atteindre le stade, je vois poindre très vite l’arrivée et, rapidement, j’aperçois mon grand Sylvain qui accourt pour finir avec moi, avant que Samuel et Joseph ne fassent de même : moment fort que je savoure particulièrement, d’autant plus qu’au bout de la ligne, c’est Timothée, dans les bras d’Isabelle, qui me font de grands sourires : que ça fait du bien ! C’est d’autant plus plaisant que j’apprends que je finis 4ème (en 3h33) : position que j’ignorais, puisque nous étions partis en même temps que les relayeurs. Finalement, l’entraînement croisé avec la natation et le vélo payent… le plaisir retrouvé aussi !!!

 

Un petit sourire sur le podium, quand je reçois, outre une belle coupe, qui fait le bonheur des enfants, une non moins belle tenue Kalenji !!!

 

Merci aux Foulées Nantaises pour l’organisation parfaite de ce trail: pas facile d’organiser une telle course en ligne, mais leur pari est parfaitement réussi et, promis, la prochaine fois que je me trouverai dans les bouchons sur cette fameuse 4 voies… je penserai très fort à eux !

 

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