Interview de Vicente Roig, premier ambassadeur espagnol

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Bonjour Vicente, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Bonjour, je m'appelle Vicente Roig, j'ai 36 ans et j'habite à San Vicente del Raspeig, en Espagne (je suis né à Alicante). Ce que j'aime le plus, c'est passer du temps avec ma fille car le temps passe vite et elle grandit très rapidement. Actuellement, je passe mon temps libre à faire du vélo ou à courir en montagne, plus je peux y passer du temps, mieux c'est. C'est ce qui me passionne le plus en ce moment.

 

Depuis combien de temps cours-tu ? Comment as-tu commencé ? Fais-tu d'autres sports ?

J'ai commencé à courir en 2006 d'une manière assez anecdotique. Ma copine, maintenant épouse, travaillait pour l'entreprise Red Bull. Un dimanche, elle devait être sur une course de montagne. Je croyais que c'était une course de VTT mais elle m'a dit que non, que c'était une course à pied. Depuis ce jour, je suis resté ébahi par ce magnifique et ce difficile sport : le trail running.

 

Quelles sont tes motivations pour courir ?

Ma motivation la plus forte est de faire des courses toujours plus longues. J'aime me challenger sur des courses tant au niveau mental que physique. Je cours pour sortir de la routine dans laquelle nous vivons, je m'évade des problèmes et je rentre dans un monde heureux.

 

Quelle est ta distance préférée ?

Il est évident que pour ceux qui courent des courses d'ultra fond, nous avons toujours en tête les mythiques 100 miles (166 km), c'est la distance reine en ultra trail, Mais quand tu en as déjà fait plusieurs, tu cherches un truc en plus... Mais je dirais que par rapport au temps que je consacre à m’entraîner, les courses les plus adaptées pour moi seraient de 60 à 100 km.

 

 

 

 

A quelle fréquence t’entraînes-tu ?

Depuis que ma fille est née, il y a un peu plus de 4 ans, je dois combiner le travail, la vie familiale et les entraînements. Il y a certaines semaines où je m’entraîne 3 fois et d'autres où je m’entraîne 5 ou 6 fois. L'année dernière, j'ai passé une moyenne de 8 heures par semaine à m’entraîner, mais peu d'heures à préparer les ultras trails. J'essaye de me lever tôt ou je m'entraîne pendant la pause déjeuner.

 

Cours-tu seul ou en groupe ?

Normalement je cours seul car il est plus facile de profiter du peu de temps que j'ai pour m’entraîner. Cependant, à chaque fois que cela est possible, j'apprécie sortir avec des amis car la séance devient plus agréable et amusante.

 

Quels sont tes records ?

J'ai fini les deux épreuves les plus importantes du monde, l'Ultra-Trail du Mont-Blanc : 166 km que j'ai fini en 98ème position générale en 31h et Paris-Brest-Paris : 1 250 km à vélo en 78h.

 

Quels sont tes prochains objectifs ?

En mai, je pense participer au marathon de montagne à Gata de Gorgos, à la fin du mois d'avril je courrai la fameuse Perimetral de Benissa (69km et 3 900 mètres de dénivelé positif). Si tout va bien, en juin je ferai le Gran Trail Emmona (172km et 12 000m d+) et en août, j'ai en tête la PT281+ au Portugal, 281km : une authentique folie ! Tout dépendra de mes blessures et de mes sponsors.

 

 

 

 

Quelle course te fait rêver ?

J'ai en tête plusieurs épreuves où j'aimerais être sur la ligne de départ... Mais j'apprécierais énormément pouvoir aller un jour à Tor de Geants en Italie, une course de 330 km et 24 000mD+, Il est indispensable d'avoir de bons sponsors pour pouvoir rêver de courses de ce niveau.

 

D'après toi, quel est le meilleur endroit pour courir ? As-tu un parcours favori ?

Ici à Alicante, il y a plusieurs endroits où j'ai l'habitude de m’entraîner : Maigmó, Cabeço d’Or… Mais je pourrais me satisfaire de la zone de Puig Campana. Tu peux t’entraîner avec des dénivelés qui ressemblent à ceux des Pyrénées.

 

Quels conseils peux-tu donner aux gens qui veulent commencer à courir ?

Qu'ils apprécient leur course, le parcours, les paysages et qu'ils ne mettent pas de montre. Même si nous avons tous en nous une partie compétitrice, dans ces épreuves il faut se battre contre soi-même. Le plus important est d'arriver à l'arrivée, peu importe le temps qu'il te faut.

 

Quel est ton meilleur souvenir de compétition ?

La sensation indescriptible quand tu passes l'arrivée, après avoir couru de nombreuses heures à travers la montagne, expérimentant des nouvelles sensations et situations. C'est si bon de se dépasser ! Tu te sens comme un super héro ! Cela m'émeut de me souvenir de mon arrivée à l'UTMB après près de 31h de compétition. Il faut vraiment l'avoir vécu pour pouvoir comprendre...

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